Une lettre de Cebu, 24 octobre 2026. Environ quinze minutes.
Du mauvais côté de la carte de l’IA
Tous les guides sur l’intelligence artificielle supposent que vous vivez quelque part avec la fibre, un salaire en dollars et des après-midi libres. Les pays d’où viennent ces guides traversent un automne difficile. Je vis à Cebu, j’ai vécu à Antananarivo avant, et je dirige une société américaine depuis l’une et l’autre. Voici ce que j’ai appris sur la manière d’utiliser ces machines sans se laisser utiliser par elles, et une invitation à l’apprendre avec moi.
« Tout peut arriver dans la vie, et surtout rien. »
Michel Houellebecq, Plateforme
À Antananarivo, l’électricité partait presque tous les après-midi. On apprend à organiser sa journée autour des coupures comme un paysan organise la sienne autour de la pluie : ce qui a besoin du réseau se fait avant quatorze heures, ce qui n’a besoin que d’une tête et d’un carnet se fait après. C’est depuis un appartement de cette ville que j’ai dirigé une petite société américaine. Ses clients sont sur d’autres continents, son travail est fait de mots, surtout, et les mots doivent être justes du premier coup.
Le travail, c’est surtout lire et écrire, c’est-à-dire précisément les deux choses que les nouvelles machines font le plus vite et, livrées à elles-mêmes, le plus mal.
Je les utilisais tous les jours à Madagascar et je les utilise tous les jours ici. Elles rédigent. Elles trient. Elles réduisent quatre cents pages de n’importe quoi à un paragraphe le temps que l’eau chauffe. Elles flattent aussi, elles inventent, et elles sont d’accord avec la dernière chose que vous avez dite. Si vous voulez savoir ce qu’une année de ce régime fait à une personne, vous pouvez lire Eric So, du MIT, ou vous regarder vous-même.
Les pays qui écrivent les manuels ont passé un mois difficile
Le samedi 17 octobre, pendant que je rédigeais ceci, environ 550 000 personnes ont défilé dans les villes de France contre le coût de la vie et l’état de leurs écoles. À la nuit tombée, c’étaient des pillages et des incendies à Paris, à Marseille, à Nantes et ailleurs ; la mairie de Limoges a brûlé. Le ministère de l’Intérieur a compté 2 397 interpellations en une seule journée. Des couvre-feux ont suivi dans des quartiers de Paris, de Bordeaux et de Nice. Le lundi, l’État empruntait à dix ans à 4,93 % ; le mercredi, le taux passait 5 % pour la première fois depuis 2002, et l’écart avec l’Allemagne était le plus large depuis quinze ans. Deux des trois grandes agences de notation avaient déjà abaissé la note de la France. La troisième l’examinait pendant que j’écrivais.
Le Premier ministre n’a pas de majorité. Son budget 2027 demande 54 milliards d’euros d’économies pour ramener un déficit de 5,4 % du PIB à 5 %, l’Assemblée a déjà retiré une partie de ces économies, et le vote décisif est fixé au 3 novembre. En 2025 puis en 2026, l’État s’est financé par des lois spéciales parce qu’aucun budget ne passait. Le chômage est à 8,3 %, son plus haut niveau depuis 2020. Le président, qui ne peut pas se représenter, recueillait 17 % de satisfaits à la mi-octobre, avant les émeutes. De l’autre côté du Rhin, le chancelier recule depuis le printemps et l’AfD a signé ses meilleurs résultats à ce jour lors de deux scrutins régionaux en septembre. L’Espagne vote de façon anticipée le 29 novembre. La Serbie vote le 25 octobre après une marche de 150 000 personnes à Belgrade.
Dominique de Villepin, Premier ministre il y a vingt ans et candidat à l’Élysée au printemps prochain, écrivait le 18 octobre que « la crise a cédé la place au chaos » et que les Français ont « le sentiment, compréhensible, de ne plus être gouvernés ». Trois jours plus tard, il décrivait des Français qui « oscillent entre sidération, honte et colère », et en fin de semaine il mettait en garde contre une « mécanique de guerre civile ». Philippe de Villiers, à l’autre bout de la vie politique française, disait à la télévision que « l’affaissement de la classe politique actuelle est avant tout un affaissement intellectuel », que « la France n’est plus puissante car elle obéit à une oligarchie bruxelloise qui lui prend son argent » et, dans la phrase dont je n’arrive pas à me défaire, qu’« en prolongeant les problèmes sans les résoudre, on les rend insolubles ».
Je ne les cite pas parce que je serais d’accord avec l’un ou l’autre, mais parce qu’ils sont d’accord entre eux, depuis des bords opposés, pour dire que le centre ne tient plus. Cela compte de ce côté-ci de la carte pour une raison simple. Depuis soixante ans, l’Afrique francophone et Madagascar prennent leurs repères à Paris : les programmes, les examens, dans quatorze pays la monnaie elle-même. Personne à Paris ne rédige cet automne le manuel d’utilisation de ces outils pour Antananarivo. Personne n’y rédige non plus celui de Cebu ou de Kuala Lumpur, mais Cebu et Kuala Lumpur n’ont jamais attendu que Paris s’en charge. Les Philippines et la Malaisie ont leur propre vie politique, que je laisserai tranquille. Ce qu’elles partagent avec Tana, c’est la question du travail, et j’y viens.
Tout ce qui s’écrit sur ces outils s’écrit ailleurs
Les conseils supposent la fibre. Ils supposent que l’abonnement payant est une question de confort et non une question de loyer. Ils supposent l’anglais, de préférence américain, et quand ils passent au français, ils produisent le français d’une brochure d’assurance. Ils supposent un après-midi libre pour essayer, un ordinateur dont la batterie tient, et un collègue au bout du couloir qui a déjà fait les erreurs.
Quand je vivais à Antananarivo, ma question n’a jamais été de savoir quel modèle était le plus intelligent. C’était de savoir lequel se chargerait avant que la batterie ne meure. Toute la conversation sur l’intelligence artificielle a une carte, et la carte s’arrête au bord des endroits où on la dessine. Madagascar n’y figure pas. Ni la Casamance, ni Mindanao, ni le Kelantan. Ce n’est pas une plainte. C’est un vide, et c’est dans les vides que vivent les petites entreprises.
Houellebecq écrit, dans Plateforme, qu’« on peut habiter le monde sans le comprendre ». Il parlait d’autre chose. Mais c’est exactement le marché que la machine propose : habiter sans comprendre, au rabais, pour toujours. Le roman est de 2001. On parlait alors de provocation. Ce mois-ci, on dirait un bulletin météo.
Trois séries de chiffres, aucune hypothétique
En France, 21,6 % des moins de 25 ans qui cherchent du travail n’en trouvent pas, contre 15,5 % dans l’Union européenne. Les lycéens qui ont bloqué leurs établissements ce mois-ci ont lu ce chiffre. C’est le seul sujet sur lequel personne ne les accuse de ne pas avoir fait leurs devoirs.
Aux Philippines, le taux de chômage a bondi à 6 % en juillet, soit 3,14 millions de personnes, et en avril 7,4 millions d’autres avaient un emploi mais voulaient plus d’heures qu’on ne leur en donnait. Cebu, d’où j’écris, vit des centres d’appels : environ 1,9 million d’emplois à l’échelle du pays. En juillet, l’association professionnelle du secteur a revu à la baisse ses prévisions pour 2028, et son scénario défavorable, 1,85 million d’emplois, est inférieur à ce qui existe aujourd’hui. En Malaisie, le taux global est de 2,9 % et celui des jeunes de 10,1 % ; la distance entre ces deux nombres est toute l’histoire. À Madagascar, le chômage est officiellement autour de 2 %, ce qui dit seulement que 95 % du travail est informel et que personne n’a les moyens d’être au chômage.
Puis le chiffre qui relie tout cela. Le Digital Economy Lab de Stanford, à partir des fiches de paie de millions de salariés américains, a constaté que depuis fin 2022 l’emploi des 22-25 ans dans les métiers les plus exposés à l’IA, le service client et le développement logiciel en premier lieu, a reculé d’environ 13 % par rapport au reste, tandis que les salariés plus âgés des mêmes métiers n’ont pas été touchés. Le recul se concentre là où l’IA automatise une tâche plutôt que d’aider une personne à la faire.
Le même outil, deux manières de s’en servir, et une seule du bon côté de ce chiffre. C’est tout l’argument pour apprendre cela sérieusement, et vite.
Ce qu’Eric So a trouvé
Eric So est titulaire de la chaire Sloan d’économie mondiale et de science comportementale au MIT, et son livre, The Collision: What AI Does to Us, paraît ce mois-ci chez W. W. Norton. Il étudie les comportements, pas les puces, et c’est pour cela que sa conclusion dérange : elle porte sur nous, pas sur les machines.
Il appelle le problème la gravité de l’IA. Trois forces tirent dans le même sens. Un cerveau qui veut économiser son énergie. Des camarades et des collègues qui ont déjà cédé. Des écoles et des employeurs qui récompensent ceux qui cèdent. Laissée à elle-même, l’attraction gagne, et le résultat est ce qu’il nomme l’atrophie cognitive : la capacité de venir à bout d’un problème difficile, de se souvenir de ce qu’on a lu la semaine dernière, de remarquer qu’on est en train de vous dire ce que vous vouliez entendre, tout cela qui s’amincit faute d’usage.
So range les gens en deux groupes. Ceux qui utilisent l’IA pour mieux penser, et ceux qui l’utilisent à la place de penser. L’outil est le même dans les deux cas. Ce qui change, c’est qui a fixé les termes de la conversation : vous, ou l’équipe chargée de l’engagement. C’est encore la ligne de partage de Stanford, mesurée cette fois dans les cerveaux plutôt que dans les emplois.
La comparaison qu’il choisit est physique. Un muscle auquel on ne demande plus rien s’affaiblit. Je m’entraîne quatre ou cinq fois par semaine, alors je prends celle-là personnellement. Personne n’a perdu ses jambes à cause de l’ascenseur. On les perd à le prendre à chaque fois.
Parmi les études que So cite, celle qui compte le plus pour qui lit ceci depuis l’Afrique ou l’Asie du Sud-Est ne vient pas de Boston. En 2024, la Banque mondiale a mené dans l’État d’Edo, au Nigeria, un programme de six semaines après la classe, où des élèves de première année du secondaire supérieur travaillaient leur anglais avec Microsoft Copilot. Les consignes avaient été conçues avec soin. Un enseignant était dans la salle. Les élèves y ont passé environ treize heures en tout et ont progressé d’à peu près 0,3 écart-type, ce que les chercheurs traduisent par l’équivalent d’un an et demi à deux ans de scolarité ordinaire. La même machine qui vide de leur substance les copies des étudiants du Massachusetts. Une autre conception.
Ce paragraphe, c’est tout le cours, si vous voulez la version courte. La version longue, par un homme titularisé, se trouve dans une synthèse des travaux de So publiée ce mois-ci par Nacionale (en anglais).
Trop, tout vrai, rien d’utile
« La masse même d’informations dissout l’information. »
Günter Grass
Grass disait cela bien avant que tout ceci n’existe. Si vous lisez ces lignes à Tana, à Abidjan, à Dakar ou à Douala, vous connaissez la masse. Une vidéo sur trois montre un jeune homme dans une voiture de sport louée qui explique ChatGPT. Chaque groupe WhatsApp a son PDF de cinq cents prompts. Chaque formation promet un revenu et un certificat.
J’ai payé la publicité qui vous a amené ici. Je ne suis pas au-dessus du système, je suis dedans, et je préfère le dire plutôt que de faire passer ceci pour du journalisme. La différence que je peux offrir est petite et précise. Je vous dirai exactement ce que je construis avant de vous demander quoi que ce soit, et vous pourrez me lire gratuitement aussi longtemps que vous voudrez avant de décider si je vaux qu’on me paie.
Qui je suis, et pourquoi il faut se méfier un peu de moi
Je suis né en Afrique du Nord. Je parle français et arabe, et anglais. Je dirige ma propre société depuis l’endroit où je vis, c’est-à-dire en ce moment Cebu. Elle est américaine sur le papier, petite, répartie sur plusieurs fuseaux horaires, et je resterai vague sur ce qu’elle fait, parce que mes concurrents lisent internet eux aussi. Disons qu’elle vit de mots, et qu’un mot faux coûte de l’argent.
Je lis la London Review of Books et Le Monde. J’aime Houellebecq et Grass, ce qui devrait vous indiquer que je ne suis pas là pour remonter le moral de qui que ce soit. Je soulève de la fonte. Je collectionne les montres, les mécaniques, celles qui perdent quelques secondes par jour pendant que mon téléphone donne l’heure exacte, et je n’ai jamais envisagé l’échange. Personne n’achète une montre mécanique pour sa précision.
Il faut se méfier un peu de moi parce que je vends des choses pour vivre, et cette page en fait partie. Philip Roth disait que rien de mauvais ne peut arriver à un écrivain, parce que tout est matière. Les coupures de courant étaient de la matière. Les citations inventées, les résumés qui renversaient discrètement ce que disait l’original, le français qui sonnait comme une brochure : tout cela était de la matière. C’est devenu ce cours.
Ce que sera le cours, et ce qu’il ne sera pas
Ce ne sera pas une liste de prompts. Ce ne sera pas un chemin vers dix mille dollars par mois. Il n’y aura pas de certificat, et il n’y aura pas d’applaudissements.
Il sera court. Il sera conçu pour les endroits où je vis et où je vends, ceux que l’industrie ignore : Madagascar et l’Afrique francophone, les Philippines, la Malaisie. Il enseignera une méthode plutôt qu’un outil, parce que les outils changent chaque trimestre et que la méthode ne change pas :
- comment obtenir que la machine vous contredise au lieu de vous approuver ;
- comment vérifier ce qu’elle vous dit avant de le répéter à un client, à un professeur ou à un douanier ;
- comment apprendre un sujet avec elle plutôt que de la laisser apprendre le sujet à votre place ;
- comment écrire avec elle pour que le résultat ressemble à une personne qui a lu un livre ;
- comment repérer quelle moitié de votre propre travail se trouve du côté automatisé de la ligne de Stanford, et faire passer le reste de l’autre côté ;
- comment faire tout cela sur un téléphone bon marché et une connexion qui saute.
Chaque leçon sera construite autour d’un vrai travail : un rapport pour un client, une demande de subvention, une clause de contrat, une lettre de motivation, une réponse à un fournisseur. Pas de théorie sans tâche attachée.
Le prix n’est pas fixé. Quand je le fixerai, ce sera un prix qui a un sens à Antananarivo et à Cebu, pas à San Francisco.
Ce que vous recevez si vous laissez votre adresse
- Une lettre, de temps en temps, avec un exemple travaillé : une vraie tâche, la première réponse de la machine, là où elle s’est trompée, et ce que j’en ai fait. J’écris quand j’ai quelque chose qui vaut votre temps, pas selon un calendrier.
- Les premières leçons par e-mail, gratuitement, au fur et à mesure que je les écris.
- Un accès en premier quand le cours ouvrira, avant que je dépense un centime pour le dire à qui que ce soit d’autre.
- De temps à autre, un produit que j’ai choisi avec soin et sur lequel je peux toucher une commission. Je le dis à chaque fois. Votre adresse n’est ni vendue, ni louée, ni partagée.
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Pas de calendrier, pas de remplissage : une lettre arrive quand elle contient quelque chose qui vaut votre temps. Désabonnement en un clic, depuis n’importe quel message.
Trois objections, et mes réponses
Je peux apprendre ça sur YouTube. Vous le pouvez. La plupart de ceux qui essaient s’arrêtent au bout d’une semaine, ou prennent leurs habitudes chez quelqu’un dont le vrai métier est de vendre la vidéo. Ce que je propose, c’est le temps que j’ai déjà passé, et un lecteur qui a fait le travail depuis votre côté de la carte.
Je ne fais pas confiance à l’IA. Tant mieux. Eric So non plus, et c’est lui qui a écrit le livre. La méfiance est la matière première de ce cours, pas un obstacle.
Mon métier fait partie de ceux qu’on automatise. Alors vous êtes le lecteur que j’avais en tête. Stanford a constaté que le recul se concentre là où l’IA remplace une tâche et qu’il est absent là où elle aide une personne à la faire. Faire passer son travail de la première colonne à la seconde est une compétence, et c’est la compétence dont traite ce cours. Je ne peux pas vous promettre un emploi ; personne d’honnête ne le peut. Je peux vous montrer où la ligne passe dans votre propre travail et comment la franchir.
L’écran, le livre et ce qui reste
En 2009, Philip Roth prédisait que d’ici vingt-cinq ans la lecture de romans serait devenue une activité de secte, l’affaire de quelques milliers de personnes, comme la poésie latine aujourd’hui. Le livre ne peut pas rivaliser avec l’écran, disait-il, en ajoutant que vingt-cinq ans, c’était de l’optimisme. Dix-sept de ces années sont passées.
Qu’il ait raison ou tort, à Tana, à Cebu ou à Penang, dépendra moins des écrans que de ce que nous déciderons de faire devant eux. Les travaux de So disent que cette décision ne se prend pas toute seule ; c’est la gravité qui décide, à moins que quelqu’un ne conçoive quelque chose contre elle. La phrase de Villiers va dans le même sens : un problème prolongé est un problème rendu insoluble. Cette conception, pour des gens comme nous, dans des endroits comme ceux-ci, est la seule chose que je vends.
Laissez votre adresse ci-dessous. Lisez les lettres. Décidez plus tard.
Laissez votre adresse
P.-S. Le cours n’existe pas encore, et je préfère le dire ici plutôt que de vous le laisser découvrir sur une facture. Je l’écris au grand jour. Les gens de cette liste verront les brouillons en premier, corrigeront mes erreurs et entreront avant tout le monde.
Notes
- Les manifestations et les émeutes du 17 octobre : CNBC, CNN et Al Jazeera, 19 et 20 octobre 2026. Le nombre d’interpellations est le bilan définitif du ministère de l’Intérieur pour la journée, rapporté le 22 octobre.
- Coût de la dette et budget : Euronews, 6 octobre 2026, et Reuters, 23 octobre 2026 (taux à dix ans à 5,14 %, plus haut depuis juillet 2002). Cote de popularité : Ifop pour L’Opinion, mi-octobre 2026.
- Dominique de Villepin : chroniques des 18 et 21 octobre 2026 et propos rapportés les 22 et 23 octobre. Philippe de Villiers : CNews, 12 octobre et 16 octobre 2026 ; la phrase sur les problèmes prolongés date du 9 octobre 2026.
- Chômage : Insee, deuxième trimestre 2026 (8,3 % au total, 21,6 % chez les 15-24 ans) ; Eurostat, juin 2026, pour le chiffre européen des jeunes. Philippines : Philippine Statistics Authority, enquête sur la population active d’avril et de juillet 2026 ; révision de la feuille de route 2028 par l’IBPAP, juillet 2026, rapportée par Outsource Accelerator. Malaisie : Department of Statistics Malaysia, août 2026. Madagascar : estimation de l’OIT sur l’emploi informel.
- Brynjolfsson, Chandar et Chen, « Canaries in the Coal Mine? Six Facts about the Recent Employment Effects of Artificial Intelligence », Stanford Digital Economy Lab, 2025. Le recul relatif est de 13 % dans la version d’août et de 16 % dans la mise à jour de novembre.
- Les conclusions d’Eric So, résumées : Nacionale, octobre 2026. Voir aussi MIT News, « The collision between AI, your brain, and society », 15 octobre 2026.
- Banque mondiale, « From chalkboards to chatbots: Transforming learning in Nigeria, one prompt at a time », et le document de travail du même nom (2025).
- Philip Roth sur l’avenir du roman : entretien avec Tina Brown, octobre 2009, rapporté par Maclean’s. Michel Houellebecq, Plateforme (Flammarion, 2001). Les citations de Grass et de Roth sont traduites de l’anglais.
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